Depuis quel âge avez vous ce don, cette passion de l’écriture ?
Plus jeune, je racontais à mes cousins et cousines des histoires de meuniers. Après j’ai écrit pas mal de poèmes, puis j’ai eu envie d’écrire ce que j’imaginais.
Pourquoi un recueil de nouvelles ?
A la base, ce n’est pas un recueil de nouvelles. J’écrivais pour moi, par envie, par besoin, différentes histoires. Je les déposais chez mes parents sans rien attendre, ni critique, ni commentaire. Mon père les lisait à ma mère. Je n’avais pas forcement envie d’avoir d’avis, peut être par pudeur. Au fil du temps ma mère les diffusait dans le cadre familial et amical. Je me suis « pointé » à Toulouse chez une de mes sœurs et lors d’une journée ensoleillée, on a fait quarante manuscrits pour quarante maisons d’éditions. Ensuite il y a les réponses négatives et les maisons d’éditions qui ne prennent pas la peine de répondre. Un matin au courrier, une réponse positive.
Qu’elle a été votre première réaction lorsque vous avez vu cette réponse positive ?
J’ai aussitôt appelé mes parents et je me suis dit qu’on pouvait peut-être en faire quelque chose.
Votre seconde réaction
Faut voir …
Comment écrivez–vous ?
Quand un sujet me vient, je ne passe pas à l’écriture tout de suite. Je laisse mûrir l’idée. Une fois que j’ai le début et la fin du sujet dans la tête, il faut que je me pause pour écrire. L’histoire peut être écrite d’une traite, je reviens très rarement dessus.
Qui sont les personnages de vos nouvelles ?
Ils sont issus de moments attrapés au fil du temps. Ils sont une image saisie au vol, une anecdote entendue, une conversation volée dans un lieu public, une rencontre, un départ,
Quand écrivez–vous ?
J’écris plutôt le soir
Pourquoi ?
Généralement le sujet m’a hanté toute la journée. Il faut que ça sorte.
Quel sentiment avez-vous ressenti lorsque vous avez eu votre livre dans les mains ?
Un vrai bonheur. De plus Violaine, mon illustratrice, a fait un dessin qui s’accorde parfaitement avec le titre du bouquin. C’est une étrange sensation d’avoir fait quelque chose qui ne t’appartient plus.
Le premier titre que j’aurais voulu avoir était « Tranche de vie », parce que pour chaque histoire, on ne sait qui sont les personnages, je capte un moment de leur vie. A chacun de les faire vivre selon son immagination. Immagination avec deux M c’est un clin d’œil à Violaine, on l’écrit avec deux "M" çà amplifie le mot. Voilà ce que je pourrais dire si il fallait présenter le livre en quelques mots.
Qu’elle est votre nouvelle préférée ?
Celle que je n’ai pas encore écrite.
Quelle critique vous a le plus touché, ému ?
J’a réussi à faire passer de l’émotion car beaucoup de gens on pleuré en lisant « Une bulle contre une étoile ». Un autre moment très étrange, au court d’une conversation où l’on parlait de l’actualité avec des amis. Encore une histoire macabre d’enlèvement et de barbarie. L’amie qui en parlait, associait cette histoire en disant qu’elle avait déjà vu un film sur ce genre de folie « où le type découpait ses victimes pour s’en servir ». En fait elle parlait d’une de mes nouvelles.
J’ai aussi été très surpris et touché par des courriers, des petits mots et çà … c’est fabuleux !!!
Les histoires sont vraies ou fausses ?
Quelle importance, elles ont le mérite d’exister maintenant qu’elles sont lues.
Quelle est la nouvelle qui vous marque le plus ?
Choix difficile … « Une bulle contre une étoile »
Et pourquoi ?
Parce qu’une fois écrite je l’ais relue un ou deux jours après, et j’ai éprouvé une certaine émotion, comme si je la découvrais, sentiment étrange. C’est une de celle pour laquelle j’ai eu le plus de réactions de la part des lecteurs.
Quelle est la nouvelle qui vous décrit le plus ?
« La cabane de fougère »
Pourquoi ?
Demandez à Pierre !
La plupart des vos nouvelles sont tristes, vous devez être quelqu’un de triste.
Au contraire !!! Elles ne sont pas tristes. « Une bulle contre une étoile » est une magnifique histoire d’amour. En plus je suis loin d’être triste !
Quel livre vous a le plus « marqué » ?
« Effroyable jardin » de Quint
Et pourquoi ?
Il y a tellement de tristesse, d’amour et de bonheur exprimés dans un si court récit. C’est une magnifique histoire.
Et plus que tout « Le petit prince », il a bercé « une bulle contre une étoile », il berce des souvenirs.
Qui est « Johnny John » ?
C’est un petit bonhomme qui mange la vie par tous les côtés, qui rêve et qui croit en ses rêves. Il a un copain un peu moins courageux, mais qui le suit dans toute ses aventures.
Mais encore ?
Johnny John a la cabane que je n’ai pas eu enfant, regarde les westerns qu’on ne trouve plus à la télé et est un peu plus téméraire que moi enfant.
C’est le personnage central d’un livre pour enfant de 8 à 11 ans.
Pourquoi un livre pour enfant ?
C’est parti de l’intention d’offrir un cadeau original pour le noël de mes neveux et nièces. (Ils sont 11 aujourd’hui !). Le personnage me trottait déjà dans la tête mais de façon un peu floue. Quand le projet a mûri, l’histoire est venue d’elle même sans trop de difficultés. De fait, au pied du sapin, un livre, fait de façon artisanale (mais avec dessins en couleur !), pour chacun. Le cadeau a plu. Il s’est transformé avec succès en seconde publication. Le second tome est en phase finale. J’ai de plus sollicité à nouveau Violaine pour les dessins qui a répondu présente. Un vrai bonheur ! A noter que l’édition "publique" ne possède pas les dessins en couleurs. Seuls le premier et le quatrième de couverture sont en couleur. Mes moyens ne me permettent pas de tirer en quadrichromie les illustrations. On verra pour le tome 2.
Actuellement vous travaillez sur un nouvel ouvrage ?
Oui, sur deux livres.
Quel genre ?
Le second tome de « Johnny John » qui va paraître bientôt pour les enfants, à partir de 8 ans. Et un roman dont le titre provisoire est « Les baisers cassis ».
Dans ces deux livres, doit-on s’attendre plutôt à des larmes ou du rire ?
Pour les enfants du rire. Pour « Madame Fine » de l’émotion, de la tendresse, « une certaine poésie de la vie ».
Ensuite ?
Il y a plein de projet au bout de ma plume. Attendons qu’elle se pose.
Un souhait ?
Trouver une maison d’édition sérieuse qui puisse s’intéresser à mes ouvrages.